Dominique PHILIPPE Un peintre et ses rêves...  
   
              

        
          Le besoin impérieux de peindre !

Dominique Philippe est peintre. Il a 46 ans, est originaire de Limoges et crée depuis trente ans. Véritable oiseau voyageur, il a connu les appartements de Paris, les petites maisons de Grèce et du Maroc, les hôtels de Venise et d’Espagne et vient de planter sa tente à Namur. Avec l’intention de se laisser pénétrer par la douceur mosane et de faire connaître son art.

Dominique Philippe est né dans une famille d’artistes. Depuis des générations, les hommes étaient peintres de porcelaine dans les manufactures de Limoges. On comprend , dès lors, que dès son plus jeune âge, il ait manié pinceaux et tubes de couleurs, attiré par les contours fins et délicats des paysages de porcelaine.
S’il suivit des cours à l’Ecole Perceval de Paris et à l’école St-Luc de Tournai il se dit peintre spontané qui traduit ses émotions dans des aquarelles très fluides et, actuellement, dans des huiles et des acryliques presque évanescentes.
Dès ses premières oeuvres, Dominique Philippe a privilégié les impressions furtives et la lumière omniprésente. Et si son style a évolué au cours des décennies, il a gardé ce goût d’une peinture très floue d’où émergent des êtres en mouvement, le tout inondé d’une lumière très blanche qui s’oppose aux zones d’ombres épaisses.

L’art de cet artiste est tout en évocation, en impressions fugitives qu’il traduit en touches rapides et fines qui ne sont pas sans évoquer des photos anciennes pâlies par le temps. D’autant qu’il ne distribue la couleur qu’avec infiniment de parcimonie allant, dans certaines oeuvres, jusqu’à une quasi monochromie. Si le blanc est omniprésent et donne une vibration étrange à la lumière des soleils pâles, les sujets qui se détachent d’un fond laiteux sont souvent bleus ou ocres, à peine soulignés par des noirs profonds.

Ses sujets sont variés et fort influencés par ses voyages. Ses souvenirs seront donc le matériel de base de son inspiration : Medina du Maroc, marines de Grèce, brumes de Londres, églises de Venise, palais de nulle part, taureaux dans l’arène en Espagne. La femme est aussi au centre de ses préoccupations ; les nombreux nus pudiques de son oeuvre disent son amour et distillent ses désirs.

José Mespouille..1992



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